Comme nous le mentionnons dans la partie précédente, un test révolutionnaire existe et vise à dépister de nombreux types de cancer avant qu’ils ne se développent.
Ce test nommé ISET (Isolement par taille des cellules tumorales) a été créé par une société fondée par la cancérologue Patrizia Paterlini-Bréchot après de nombreuses années de recherche et représente une grande source d’espoir.
Sommaire
Qui est Patrizia Paterlini-Bréchot ?
À partir d’un appareil d’apparence anodine, Patrizia Paterlini-Bréchot pourrait avoir trouvé la solution à un problème qui hante nos sociétés. Le test ISET est l’aboutissement de plusieurs années de recherche. Patrizia Paterlini-Bréchot ressent depuis son plus jeune âge le besoin de soulager les maladies. Elle est professeure de biologie cellulaire et d’oncologie à la faculté de médecine Necker-Enfants malades.
Elle confie que, déjà enfant, elle souhaitait guérir ses petits camarades atteints de maladie. Cette prédisposition l’a menée à des études en médecine dans sa ville natale, Modène, en Italie. Elle se spécialise alors en oncologie. Elle rejoint en 1988 le laboratoire du Pr Christian Bréchot, qui deviendra son mari. La cancérologue finira par fonder sa propre société. Depuis le début de sa vie professionnelle, elle saisit l’importance de diagnostiquer le cancer avant qu’il ne se montre trop virulent.
Rendre l’ISET accessible à tous
Il reste maintenant à régler la question de l’accessibilité du test ISET. Beaucoup de problèmes pratiques et financiers restent à résoudre. Le test commence à être disponible en France même si la Sécurité sociale ne le rembourse toujours pas. On s’en sert déjà pour aider à compléter le bilan de patients atteints de certains types de cancers. La précision du test devrait en faire un instrument clé dans le dépistage précoce.
Pour le moment, le test est accessible par prescription médicale et dans trois laboratoires situés à Paris, à Naples et à Nice. Plus de 14 pays ont déjà commencé à utiliser le test ISET à des fins de recherche. Il est encore assez coûteux et doit, malgré sa précision, compléter d’autres examens. Il est bien sûr à souhaiter que le test devienne plus facile à obtenir. Plusieurs patients ont déjà eu la vie sauve grâce à une détection précoce et un accès plus large provoquerait des changements considérables.
Une économie potentielle pour la santé publique
Les économies que le patient et la société dans son ensemble pourraient réaliser seraient bien sûr très importants. Si l’ISET devient un test de routine et qu’on le rembourse, la prise en charge du patient se fera très tôt. Cela permettra de réduire les coûts liés au traitement coûteux d’une maladie à un stade avancé. Et ce, même si le premier test est négatif et que les cellules cancéreuses apparaissent dans le test suivant.
Déjà, il faut prévoir beaucoup de temps avant que les lois internationales adoptent une politique relative au test. Une longue période de temps sera aussi nécessaire avant de former les médecins et les personnes responsables de l’analyse du test. Plusieurs vies pourraient être sauvées si le processus était plus rapide.
Patrizia Paterlini-Bréchot recherche actuellement du financement pour affiner le test et le rendre plus précis de manière à localiser tout de suite la cellule tumorale sans avoir à examiner l’ensemble du corps. Bien des obstacles demeurent à surmonter. Il faut établir quel serait le traitement en cas de dépistage préventif d’un cancer qui n’est pas encore là. Les traitements sont parfois éprouvants et il sera nécessaire de s’assurer qu’il est pertinent de les appliquer.
Si ce test fait l’objet d’un encadrement adéquat, il représente un grand espoir qui pourrait prolonger l’espérance de vie des seniors. Il faudra encore bien du temps pour que le test ISET soit appliqué à grande échelle.
ISET en Polynésie française
La Polynésie française n’est pas encore équipée pour réaliser de telles analyses sanguines. Interrogé par Hanny TEHAAMATAI -membre du CESEC, le ministre de la santé Jacques RAYNAL a répondu favorablement à l’idée d’équiper un jour le CHPF d’un tel dispositif. Cependant, le coût prohibitif du matériel pourrait être un frein à cet investissement. Sauf si un partenariat avec l’État par exemple est obtenu. Il est permis de penser que le Centre Hospitalier de Taaone en soit équipé dans un avenir plus ou moins proche.
N’oubliez pas -pour limiter les risques de cancer, mangez healthy et bougez régulièrement.
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Première partie de cet article, à lire ou relire ⇒ ISET partie 1





