|
Ecouter cet article
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Moruroa : Ces cancers intergénérationnels qui empoisonnent les Polynésiens
Sommaire
Introduction
Les essais nucléaires français à Moruroa ont profondément marqué la Polynésie, non seulement par leurs impacts environnementaux, mais aussi à travers des effets sanitaires durables.
Les retombées radioactives viennent perturber la santé des populations, provoquant notamment une augmentation des cancers génétiques transmis de génération en génération.
Cet article se concentre sur ces conséquences sanitaires et les liens entre ces cancers et les nuages radioactifs propagés jusque sur Tahiti, notamment dans la région de Teahupoo.
Historique des essais nucléaires à Moruroa
Essais nucléaires français en Polynésie
De 1966 à 1996, près de 210 essais nucléaires ont été réalisés par la France, dont 193 sur les atolls de Moruroa et Fangataufa. Ces explosions, parfois atmosphériques, ont libéré d’importantes quantités d’éléments radioactifs dans l’air et dans la mer, entraînant une contamination durable de l’environnement. Les autorités de l’époque présentaient ces bombes nucléaires comme étant « propres » et sans danger, minimisant ainsi l’exposition des populations.
Nuages radioactifs et dispersion jusqu’à Tahiti
Les essais atmosphériques ont généré des nuages radioactifs qui se sont propagés au-delà des zones de tir, atteignant Tahiti y compris Teahupoo, ainsi que les îles avoisinantes.
Ces retombées ont contaminé l’air, l’eau, et la chaîne alimentaire locale. La population polynésienne, longtemps convaincue de l’innocuité des essais, a -en réalité, été exposée à des substances radioactives nocives avec des effets différés sur la santé.
Secrets d’État et minimisation des risques
Pendant des décennies, l’État français a gardé secrets les vrais risques liés aux essais, promouvant l’idée de bombes « propres ».
Cette désinformation a retardé la reconnaissance officielle des dommages sanitaires et freiné l’aide aux victimes. Il est aujourd’hui essentiel d’aborder ces faits avec toute la rigueur scientifique nécessaire tout en respectant la mémoire des populations touchées.
Essais nucléaires et Rainbow Warrior
Le Rainbow Warrior, navire emblématique de Greenpeace, a été sabordé le 10 juillet 1985 dans le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, par des agents secrets français -les faux-époux Turenge, afin d’empêcher une protestation contre les essais nucléaires français à Moruroa, en Polynésie française. Dans la vraie vie, ces deux espions ne sont autres que le Commandant Alain Mafart, et la Capitaine Dominique Prieur.
Déclenchée le 10 juillet 1985, cette opération qui a causé la mort d’un photographe de Greenpeace, a marqué un tournant dans la mobilisation internationale contre les essais nucléaires dans le Pacifique. Dans cette opération, les explosifs sont transférés par trois nageurs de combat : au pilotage du canot, il y a Gérard Royal (le frère de Ségolène Royal), les deux autres plongeurs de combat sont Jean Camas et Jean-Luc Kister.
Les essais nucléaires menés par la France à Moruroa entre 1966 et 1996 ont eu de lourdes conséquences environnementales et sanitaires, notamment une exposition radioactive des populations locales.
Cette histoire du Rainbow Warrior est donc indissociable de la lutte contre les conséquences des bombes nucléaires à Moruroa, notamment l’impact sur la santé, y compris les cancers génétiques intergénérationnels en Polynésie.
Conséquences sur la santé des habitants
Retombées nucléaires et augmentation des cancers génétiques
Depuis les premières études, une hausse significative du nombre de cancers, notamment de la thyroïde, a été observée en Polynésie française.
Le lien entre l’absorption d’iode radioactif et cette forme de cancer est reconnu : ce radioélément se concentre dans la glande thyroïde, où il peut causer des mutations de l’ADN. Cette contamination est d’autant plus redoutable qu’elle touche les populations les plus vulnérables comme les enfants et les femmes, y compris les femmes enceintes.
Cancers génétiques intergénérationnels
Au-delà des cas directs, les chercheurs alertent sur les cancers héréditaires transmis aux descendants des personnes exposées.
Les mutations génétiques observées traduisent l’impact des radiations sur l’ADN et soulignent une cascade d’effets sanitaires transgénérationnels qui perdurent à ce jour. Ces altérations génétiques multipliées par les années témoignent du poids invisible laissé par les essais nucléaires.
Maladies radio-induites par les essais nucléaires : définition et risques
Les essais nucléaires ont libéré des rayonnements ionisants pouvant induire des maladies dites radio-induites. Ces maladies regroupent principalement des cancers et des pathologies liées à l’irradiation, telles que des leucémies, cancers de la thyroïde, fibrose, et autres troubles chroniques. Les risques dépendent de la dose et de la durée d’exposition, ainsi que de l’âge au moment de l’exposition.
Liste chronologique exhaustive des maladies radio-induites reconnues
Cette liste regroupe les maladies les plus courantes reconnues dans la littérature et par les autorités, classées par apparition typique après irradiation :
- Leucémie (première après irradiation, délai de 2 à 10 ans)
- Cancers solides :
- Cancer de la thyroïde (liés à l’iode radioactif, souvent après 10-20 ans)
- Cancer du poumon (après 10-20 ans)
- Cancer du sein
- Cancer de l’estomac
- Fibrose radio-induite (souvent à long terme, dans les tissus irradiés)
- Anémie avec leucopénie
- Radionécrose osseuse
- Radiodermite aiguë ou chronique
- Syndrome de fibrose radio-induite (plus récemment précisé notamment en radiothérapie)
En Polynésie française, les études ont confirmé une augmentation probable des cas de cancer de la thyroïde liée aux essais nucléaires atmosphériques, surtout chez les personnes exposées jeunes, ainsi qu’une surreprésentation possible de leucémies et autres cancers. Lire plus sur : presse.inserm+2
Comparaison avec les autres puissances mondiales
Au Japon, USA, Royaume-Uni et autres pays ayant subi essais nucléaires, les maladies reconnues et surveillées sont similaires, avec un accent particulier sur les leucémies, cancers thyroïdiens, cancers pulmonaires et radiodermites. Le Royaume-Uni, par exemple, reconnaît de longue date ces mêmes pathologies pour ses vétérans exposés. Lire plus sur : aven
Voici une comparaison des listes de maladies radio-induites reconnues par la France, le Japon et les États-Unis :
France
La France reconnaît officiellement 23 maladies radio-induites au titre de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, dont :
- Leucémies (sauf leucémie lymphoïde chronique)
- Cancers du sein (femme et homme)
- Cancers du corps thyroïde (exposition pendant croissance)
- Cancers du poumon, côlon, glandes salivaires, œsophage, estomac, foie, vessie, ovaire, cerveau/système nerveux central, os, tissu conjonctif, utérus, intestin grêle, rectum, rein
- Lymphomes non hodgkiniens, myélomes, myélodysplasies
- Radiodermites, syndromes de fibrose radio-induite
Cette liste est fixée par décret et régulièrement mise à jour afin d’élargir la reconnaissance aux pathologies avec preuves scientifiques suffisantes. Lire plus sur : info+3
Japon
Le Japon reconnaît principalement les maladies radio-induites dans le cadre des travailleurs nucléaires et des populations exposées aux accidents majeurs (Tchernobyl, Fukushima). Les maladies reconnues incluent :
- Lymphome malin
- Leucémie
- Cancers de la thyroïde (à la suite de l’accident de Fukushima, avec dépistages massifs)
- Cancers liés aux irradiations professionnelles dans les centrales nucléaires
La reconnaissance est souvent centrée sur les cancers avec preuves claires d’exposition et forte incidence épidémiologique. Lire plus sur : afmthyroide+1
États-Unis
Les USA ont une liste étendue de maladies radio-induites reconnues, notamment pour les vétérans et travailleurs exposés :
- Leucémie myéloïde aiguë
- Cancers du poumon, de la thyroïde, du sein, de l’ovaire, de l’œsophage, du foie, de la vessie, du cerveau, du colon, etc.
- Lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens
- Myélome multiple
- Fibrose pulmonaire et autres affections chroniques
La liste est utilisée par le Department of Veterans Affairs pour les indemnisations et reflète les recherches épidémiologiques aux États-Unis. Lire plus sur : french-nuclear-safety+1

Cette comparaison montre des similitudes dans la reconnaissance des cancers classiques liés aux rayonnements (leucémies, thyroïde, poumon) avec des nuances dans l’étendue des autres pathologies. La France couvre un large spectre réglementaire, le Japon met l’accent sur les lymphomes et cancers liés aux accidents, tandis que les USA ont une liste très complète notamment pour les vétérans.
Ces différences s’expliquent par les particularités des expositions, les populations concernées (civils, militaires, travailleurs) et les politiques nationales d’indemnisation. Lire plus sur : leparticulier.lefigaro+3
Essais nucléaires – Quels critères juridiques diffèrent entre les pays ?
Les critères juridiques pour la reconnaissance des maladies radio-induites diffèrent entre la France, le Japon et les États-Unis principalement sur les points suivants :
- Cadre légal et procédure administrative
- France : La reconnaissance des maladies radio-induites est régie par une liste officielle fixée par décret qui repose sur des critères médicaux et épidémiologiques validés par des comités spécialisés (comme le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires, CIVEN). La charge de la preuve est facilitée pour les personnes exposées dans les zones des essais nucléaires.
- Japon : La reconnaissance est souvent liée à des procédures spécifiques pour les victimes d’accidents comme Fukushima, avec un fort accent sur les preuves épidémiologiques des expositions et symptômes. Elle est aussi adaptée au contexte des travailleurs nucléaires. Le cadre juridique est moins centralisé que la France, avec une forte influence des mesures administratives et des programmes de dépistage.
- États-Unis : La reconnaissance relève surtout du Department of Veterans Affairs et d’organismes fédéraux, avec des critères stricts de preuve d’exposition et de lien causal, souvent documentés par des études épidémiologiques nationales. L’approche est largement liée à la protection des vétérans et travailleurs exposés dans un contexte légal spécifique.
- Critères de preuve et indemnisation
- En France, la liste officielle facilite la présomption d’imputabilité pour les maladies listées, réduisant la charge probatoire pour les victimes.
- Au Japon, la reconnaissance repose davantage sur une analyse au cas par cas avec une exigence forte de preuve directe d’exposition prolongée ou d’accident nucléaire.
- Aux USA, la reconnaissance impose souvent une preuve médicale détaillée et un lien d’exposition précis, en particulier pour l’établissement des droits aux compensations de vétérans.
- Portée des maladies reconnues
- La France a une liste plus large et régulièrement mise à jour intégrant des pathologies émergentes comme les fibroses radio-induites, intégrée dans un cadre législatif strict.
- Le Japon est plus centré sur les cancers classiques et lymphomes liés aux accidents nucléaires.
- Les USA disposent d’une liste étendue mais ciblée sur les maladies survenant dans des populations spécifiques comme les vétérans ou travailleurs des sites nucléaires.
En synthèse, la France a un système plus codifié et élargi avec une facilitation juridique pour les victimes, le Japon privilégie des démarches administratives ciblées sur les accidents nucléaires, et les États-Unis appliquent des critères rigoureux basés sur la documentation précise de l’exposition et des effets sanitaires dans un cadre dédié aux vétérans.
Ces différences traduisent les particularités juridiques nationales, les contextes d’exposition et les politiques d’indemnisation propres à chaque pays, en dépit d’une base scientifique commune sur les maladies associées aux radiations. Lire plus sur : info+3
Reconnaissance par les autorités françaises
La France a une liste officielle de 23 maladies radio-induites reconnues pour l’indemnisation via le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). Cette liste inclut les cancers et pathologies les plus documentées, telles que la leucémie, les cancers thyroïdiens, mais aussi des affections comme la fibrose et les radiodermites. Lire plus sur :info+1
Maladies récentes à intégrer
La fibrose radio-induite, notamment pulmonaire et cervico-faciale, identifiée récemment dans la littérature médicale en radiothérapie, mérite d’être davantage prise en compte comme maladie professionnelle liée aux radiations des essais nucléaires. Par ailleurs, des données nouvelles sur les cancers rares et certaines pathologies hématologiques suggèrent la nécessité d’élargir la liste officielle. Lire plus sur : lemedecin
Actions à mener pour aider les victimes en Polynésie
- Améliorer la reconnaissance des pathologies émergentes liées aux irradiations spécifiques des essais atmosphériques.
- Renforcer les études épidémiologiques pour mieux affiner les liens entre dose reçue et maladies.
- Faciliter l’accès à l’indemnisation pour les victimes et leurs familles.
- Développer un suivi médical adapté et financé sur le long terme.
- Promouvoir une meilleure transparence et éducation sur les risques liés aux essais nucléaires anciens.
Ces recommandations mettent en lumière l’importance de continuer la recherche et la reconnaissance officielle pour toutes les maladies induites par les essais nucléaires, afin d’améliorer la prise en charge des victimes, notamment en Polynésie française où les impacts restent sensibles encore aujourd’hui. Lire plus sur :presse.inserm+5
Enjeux actuels et perspectives
Reconnaissance et prise en charge
Malgré les avancées scientifiques, la reconnaissance des victimes polynésiennes reste partielle.
La prise en charge médicale spécifique aux cancers liés aux retombées nucléaires doit être améliorée, notamment pour les cancers rares et transmis génétiquement. Les populations demandent un soutien adapté et une réparation honorée.
Recherches en cours et prévention
La recherche continue de mieux comprendre les mécanismes génétiques induits par les irradiations et d’identifier les facteurs environnementaux aggravants.
Si vous pensez que le dépistage est la première prévention en matière de cancer génétique, vous devez lire mon article, ISET : Dépister le cancer avec un simple test sanguin – partie 1
https://happy-50plus.com/iset-depistage-cancer-cellules-tumorales-1/
Études sur les cancers héréditaires en Polynésie
Plusieurs études scientifiques ont mis en lumière une corrélation entre les essais nucléaires à Moruroa et l’augmentation des cancers héréditaires intergénérationnels en Polynésie française.
Par exemple, une étude de l’Inserm a montré une augmentation significative des cancers de la thyroïde, attribuable à l’exposition aux radiations. Ces recherches impliquent que les doses de radiation reçues lors des essais nucléaires ont provoqué des mutations génétiques susceptibles d’être transmises aux générations suivantes, contribuant ainsi à une hausse des cancers héréditaires dans la région. Ces résultats, souvent contestés par certains groupes, sont cependant appuyés par des analyses génétiques rigoureuses et des données épidémiologiques solides.
Si vous ne connaissez pas encore cette technique innovante pour ralentir -ou arrêter, le développement des métastases des tumeurs osseuses, je vous invite à découvrir mon article : Traitement au Lutathéra des cancers rares https://happy-50plus.com/lutathera-cancer-rare/
Progrès mondiaux en recherches génétiques
À l’échelle mondiale, les avancées dans la recherche sur les cancers héréditaires intergénérationnels incluent une meilleure compréhension des mécanismes génétiques et épigénétiques qui sous-tendent ces maladies.
Les progrès de la génomique et des technologies de séquençage ont permis d’identifier des mutations spécifiques associées à ces cancers, favorisant le développement de diagnostics précoces et de traitements personnalisés.
En outre, la coopération internationale renforce la collecte de données et la mise en commun des résultats, ce qui accélère la recherche et l’amélioration des stratégies de prévention.
Mon récent article sur cette technique dernier cri utilisé sur mon fils à l’Institut Gustave Roussy va vous apprendre qu’il faut garder espoir. Cryochirurgie : Traitement Innovant pour Détruire les Tumeurs par le Froid : https://happy-50plus.com/cryochirurgie-detruire-tumeurs-cancer-avec-froid/
Informations santé et sensibilisation
Cet article informatif met en lumière l’importance de comprendre les liens entre les essais nucléaires historiques, comme ceux de Moruroa, et les problèmes de santé publique, notamment les cancers héréditaires intergénérationnels enPolynésie.
Il ne s’agit pas d’une polémique politique, mais d’une mise en avant des avancées scientifiques et des conséquences sanitaires à long terme, visant à sensibiliser le lecteur à ces enjeux de santé et à encourager un dialogue informé sur la prévention et la prise en charge médicale.
Les essais nucléaires à Moruroa ont laissé des séquelles visibles et invisibles en Polynésie, particulièrement par l’augmentation des cancers génétiques transmis.
Reconnaître ces effets à long terme et soutenir les victimes est crucial.
Il est maintenant temps d’associer rigueur scientifique et compassion pour aborder cette page douloureuse de l’histoire polynésienne dont elle se serait bien passée.
Un Livre – Une Histoire
Bruno Barrillot (1940-2017) : Militant et Expert Antinucléaire
Bruno Barrillot était un lanceur d’alerte et expert français des conséquences des essais nucléaires. (Il est décédé à Pirae, en Polynésie française, le 25 mars 2017).
- Engagement Associatif : Il est le cofondateur de l’Observatoire des armements (1984), un centre de recherche sur la paix et les conflits, qu’il a dirigé jusqu’en 2005. Il a également été cofondateur de l’AVEN (Association des Vétérans des Essais Nucléaires) en 2001.
- Rôle en Polynésie : Après le scandale du Rainbow Warrior (1985), il se consacre aux conséquences des essais. Il a été appelé par le gouvernement polynésien en 2004 pour diriger la Commission d’enquête sur les essais nucléaires, puis nommé Délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN) (2009-2013 et à nouveau en 2016).
- Combat : Il a ?uvré sans relâche pour la reconnaissance des conséquences sanitaires des essais nucléaires français (au Sahara et en Polynésie française) et a écrit de nombreux ouvrages de référence sur le sujet.
- Distinction : Il a reçu le « Nuclear-Free Future Award » (Prix pour un futur sans nucléaire) en 2010.


Expositions et débats au CESC en 2011 et 2016
En ma qualité de responsable de la communication du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC, aujourd’hui CESEC), j’ai eu la charge d’organiser en 2011 la première exposition au sein de l’institution sous la présidence de madame Raymonde Raoulx : « Au nom de la Bombe »
Lire l’article de Tahiti Infos : https://tinyurl.com/expo-cesc-2011-moruroaetatou
En 2016, j’ai eu l’opportunité d’organiser une seconde exposition au sein de l 4ème institution de la Polynésie française sous la présidence de monsieur Winiki Sage : « La Polynésie française sous la bombe« .
Lire l’article de Radio 1 : https://tinyurl.com/expo-cesc-2016-moruroaetatou

Bibliographie et études scientifiques
- Recherche génétique sur les facteurs de risque de cancer différencié de la thyroïde : “Genetic factors for differentiated thyroid cancer in French Polynesia”.Publiée en 2023, cette analyse génétique approfondit les mutations héréditaires associées aux cancers différenciés de la thyroïde en Polynésie française. Elle identifie des variantes génétiques spécifiques imputées à l’exposition aux radiations, ce qui contribue à mieux comprendre les mécanismes moléculaires en jeu.Extrait publié sur PMC le 12 juin 2023, https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10294640
- Étude Inserm sur les cancers de la thyroïde en Polynésie française : “Health Outcomes of the Nuclear Tests in French Polynesia”.Cette étude analyse les conséquences sanitaires des essais nucléaires menés à Moruroa, notamment l’augmentation des cancers de la thyroïde chez les populations exposées. Elle met en évidence un lien entre l’exposition aux radiations et les pathologies observées, apportant des preuves robustes sur les effets à long terme des essais nucléaires sur la santé publique.Abstract disponible sur https://presse.inserm.fr/en/consequences-sur-la-sante-des-essais-nucleaires-en-polynesie-francaise/67100/
- Étude épidémiologique des cancers de la thyroïde en Polynésie
Analyse sur 395 cas et 555 témoins montrant une corrélation entre dose reçue et cancer thyroïdien.Résumé disponible sur la revue scientifique NCBI : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2983946/ - Conséquences génétiques des essais nucléaires en Polynésie
Recherche sur les conséquences transgénérationnelles des essais nucléaires menés à Moruroa.Condensé disponible sur Obsarm : https://obsarm.info/articles/essais-nucleaires-genetiques-polynesie
- Rapport sur la contamination radioactive et ses effets
Rapport national décrivant les retombées majeures et leurs impacts sur les populations locales.Publié sur le site de l’Assemblée Nationale, https://assemblee-nationale.fr/14/rapports/nucléaire/polynesie - Analyse internationale des cancers héréditaires : “Understanding the Hereditary Factors in Cancer”, Cette revue décrit les facteurs héréditaires des cancers, en insistant sur les avancées récentes en génétique et épigénétique. Elle fournit un aperçu des mécanismes de transmission intergénérationnelle des mutations génétiques impliquées dans la formation des cancers héréditaires.Publié sur Banglajol, https://www.banglajol.info/index.php/JAWMC/article/view/70511/47455
- Rapport sur la contamination radioactive et ses effets
Rapport national décrivant les retombées majeures et leurs impacts sur les populations locales.Publié sur le site de l’Assemblée Nationale, https://assemblee-nationale.fr/14/rapports/nucléaire/polynesie
- Article historique sur le Rainbow Warrior : “Sinking of the Rainbow Warrior”,Cet article retrace les événements du sabotage du Rainbow Warrior en 1985, soulignant son rôle crucial dans la lutte contre les essais nucléaires français à Moruroa. Il établit un cadre historique essentiel qui met en lumière l’importance de cet épisode dans la mobilisation internationale contre les dangers des essais des bombes nucléaires.Publié en anglais sur Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Sinking_of_the_Rainbow_Warrior
- Information sur l’”Attaque du Rainbow Warrior” :Ce résumé présente les faits et l’impact médiatique de l’attaque visant le Rainbow Warrior, mettant en lumière son rôle catalyseur pour renforcer la mobilisation contre les essais nucléaires dans le Pacifique.Publié sur le site internet de GreenPeace Internationale : https://www.greenpeace.org/aotearoa/about/our-history/bombing-of-the-rainbow-warrior/ ](pplx://action/translate)
- Article d’investigation “L’héritage empoisonné des essais nucléaires dans le Pacifique” :L’héritage des essais nucléaires français est une réalité sanitaire gravée dans l’ADN des Polynésiens. Cette contamination a conduit à une incidence accrue de multiples pathologies graves au sein de la population. La liste des cancers et maladies associées est longue, incluant notamment : des cancers glandulaires : Thyroïde, sein, pancréas, foie, estomac, colon, (etc.) ; des cancers hématologiques et lymphatiques : Leucémie et lymphome ; des cancers respiratoires : cancer du poumon, et les cancers neuroendocrinniens rares : paragangliome, phéochromocytome (etc.). L’exposition aux radionucléides a provoqué une contamination systémique des organismes : le strontium a fragilisé le squelette en “grignotant les os”, le césium s’est concentré dans les muscles et les organes génitaux, tandis que l’iode radioactif a ciblé spécifiquement la thyroïde. Cet “empoisonnement” interne illustre la profondeur et la gravité de l’impact sanitaire des tirs nucléaires. Publié le 8 mars 2021 sur Disclose https://disclose.ngo/fr/article/lheritage-empoisonne-des-essais-nucleaires-dans-le-pacifique





